Quentin Tarantino : le top 5 des films incontournables de sa filmographie

S’il y a bien un réalisateur qui a su digérer la pop culture pour la recracher avec un style inimitable, c’est Quentin Tarantino. Cinéphile vorace, ancien employé de vidéoclub, il a bâti en trois décennies une œuvre où le dialogue est aussi tranchant qu’un katana d’Hattori Hanzo. Alors que le cinéaste a souvent répété qu’il s’arrêterait après son dixième film, il est temps de faire le point.

Départager ses films est un exercice périlleux tant sa « fanbase » est divisée, mais voici notre sélection des cinq longs-métrages qui définissent le mieux le style Tarantino.

Pulp Fiction : la référence absolue

C’est le film qui a tout changé. Palme d’Or au Festival de Cannes en 1994, Pulp Fiction a redéfini les codes du film de gangsters. Avec sa narration non-linéaire, ses dialogues sur le « Royal Cheese » et sa bande-son éclectique, il reste à ce jour le sommet de sa carrière.

Au-delà de la performance iconique de Samuel L. Jackson et de la résurrection de John Travolta, c’est la structure du film qui fascine encore. Tarantino y maîtrise parfaitement l’art de la tension et de l’humour noir. Pour tout cinéphile qui se respecte, c’est le passage obligé.

Kill Bill : l’hommage ultime à la culture geek

Si l’on considère les volumes 1 et 2 comme une seule œuvre, Kill Bill est sans doute le projet le plus « geek » de Tarantino. C’est une lettre d’amour au cinéma d’exploitation, aux films de kung-fu des frères Shaw et au chambara japonais.

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L’histoire de la Mariée (Uma Thurman) cherchant à se venger est simple, mais la réalisation est virtuose. On retient particulièrement la séquence animée par le studio Production I.G (Ghost in the Shell) racontant les origines d’O-Ren Ishii, et le combat d’anthologie contre les 88 Fous. C’est esthétique, violent et totalement décomplexé.

Inglourious Basterds : l’histoire réécrite

Avec Inglourious Basterds, Tarantino s’attaque au film de guerre, mais à sa manière. Il ne cherche pas la précision historique, il cherche à utiliser le cinéma pour venger l’histoire. Le film brille par sa tension insoutenable, notamment dans la scène d’ouverture dans la ferme française, souvent citée comme une masterclass d’écriture.

Le film a surtout révélé au grand public le talent immense de Christoph Waltz dans le rôle du colonel Hans Landa. Un méchant polyglotte, charismatique et terrifiant qui vole la vedette à Brad Pitt. La scène finale dans le cinéma reste l’une des plus grandes déclarations d’amour au pouvoir du 7ème art.

Django Unchained : le western spaghetti moderne

Tarantino a toujours été influencé par Sergio Leone et Sergio Corbucci. Avec Django Unchained, il réalise enfin son western. Jamie Foxx y incarne un esclave affranchi devenu chasseur de primes sous l’aile d’un dentiste allemand (Christoph Waltz, encore lui).

C’est le plus grand succès commercial du réalisateur. Le film mélange brutalité de l’esclavage et héroïsme de bande dessinée, le tout rythmé par du rap US et des compositions d’Ennio Morricone. Leonardo DiCaprio y livre également une performance hallucinée en propriétaire de plantation, prouvant une fois de plus la capacité de Tarantino à diriger ses acteurs.

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Reservoir Dogs : là où tout a commencé

Impossible de ne pas citer le premier long-métrage. Reservoir Dogs a posé les bases : un huis clos, des gangsters en costumes noirs, des pseudonymes colorés et une violence qui explose soudainement.

Avec un budget limité, le réalisateur a tout misé sur l’écriture. La scène de la torture sur fond de « Stuck in the Middle with You » est devenue culte, non pas pour ce qu’elle montre, mais pour ce qu’elle suggère. C’est brut, efficace, et cela annonçait déjà tout le potentiel du cinéaste.


Et vous, quel est votre classement ? Êtes-vous plutôt de la team Jackie Brown ou avez-vous préféré la mélancolie de Once Upon a Time… in Hollywood ? N’hésitez pas à nous donner votre top 3 dans les commentaires et à partager cet article sur vos réseaux sociaux pour lancer le débat !

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