À quelques heures de sa sortie officielle le 30 avril 2026, Saros est déjà l’un des jeux les plus commentés de l’année. Développé par Housemarque, le studio finlandais derrière l’excellent Returnal, ce nouvel exclusif PS5 décroche un 88 sur Metacritic et un 89 sur OpenCritic, ce qui en fait officiellement le jeu le mieux noté de l’histoire du studio. Autant dire que les attentes étaient élevées, et que la hype semble pleinement justifiée.
Mais derrière les chiffres, que vaut vraiment Saros ? Est-ce un jeu pour tout le monde, ou s’adresse-t-il exclusivement aux masochistes assumés qui ont survécu à Returnal ? On fait le point.
Un score qui impose le respect
Avec 96 % d’avis positifs sur 98 critiques recensées sur Metacritic, Saros ne laisse pratiquement personne indifférent, et dans le bon sens du terme. Seuls 4 % des critiques se montrent mitigés, et personne ne donne une mauvaise note. C’est une unanimité rare dans ce milieu, et ça mérite qu’on s’y arrête.
Pour replacer les chiffres dans leur contexte : Returnal, le chef-d’œuvre douloureux de Housemarque sorti en 2021, avait obtenu un 86 sur Metacritic, ce qui était déjà une très belle performance. Saros fait mieux, et se positionne parmi les jeux les mieux notés de 2026, juste derrière Resident Evil Requiem et Pokémon Pokopia. C’est une très bonne compagnie.
GamesRadar résume le sentiment général en qualifiant Saros de « fusion compacte d’action sci-fi roguelike et d’horreur cosmique qui réinvente Returnal avec succès pour un public plus large ». GameSpew va encore plus loin avec un titre sans ambiguïté : « Another Housemarque masterpiece ». Ces formulations sont rarement utilisées à la légère.
Ce que Saros fait mieux que Returnal
Le premier reproche fait à Returnal en son temps était sa difficulté brutale et son absence totale de filet de sécurité. Mourir signifiait tout recommencer depuis le début, sans possibilité de sauvegarder en cours de partie. Brillant sur le papier, mais épuisant en pratique. Saros corrige intelligemment ces frictions sans sacrifier la profondeur qui faisait le sel du jeu original.
Une structure roguelite plus généreuse
Dans Saros, il est désormais possible de suspendre une partie en cours et d’y revenir plus tard. C’est un détail qui change tout dans la manière d’appréhender le jeu. On peut aussi voyager directement vers chaque biome depuis le hub central, sans avoir à repartir de zéro à chaque fois. La progression entre les runs est également beaucoup plus lisible, grâce à un système de mises à niveau permanentes via la Lucenite, une ressource récoltée en jouant.
Cette approche rend Saros plus accessible sans le rendre facile. La courbe d’apprentissage reste présente, les ennemis demeurent impitoyables, et les boss exigent de la maîtrise. Mais le jeu ne punit plus le joueur pour avoir une vie en dehors des consoles.
Un système de combat plus riche
La grande nouveauté mécanique de Saros réside dans le bouclier d’Arjun Devraj, le protagoniste du jeu. Ce bouclier ne se contente pas de bloquer les projectiles : il les absorbe pour les convertir en « Power », une ressource d’énergie qui permet de déclencher des attaques dévastatrices. Ce loop offensif/défensif donne au combat une profondeur tactique remarquable, et rend chaque affrontement plus dynamique que dans Returnal.
Combiné à la dimension bullet hell héritée du studio, les combats de Saros ont la réputation d’être visuellement spectaculaires et maniaquement précis. Les critiques saluent unanimement la qualité du game feel, cette sensation difficile à définir mais immédiatement perceptible quand un jeu répond parfaitement à chaque input du joueur.
Une narration enfin digne de ce nom
Returnal proposait une narration elliptique et déconcertante qui avait divisé les joueurs. Certains adoraient le mystère, d’autres se sentaient totalement perdus. Saros prend le parti inverse en offrant un récit plus structuré, porté par un cast de personnages attachants qui habitent la planète Carcosa.
L’histoire suit Arjun Devraj, un Soltari Enforcer qui cherche désespérément quelqu’un sur une colonie perdue, sous l’ombre menaçante d’une éclipse permanente. Le contexte narratif est plus ancré, plus émotionnel, et les previews soulignent que ce changement d’approche apporte une vraie chaleur humaine que Returnal n’avait pas.
Les quelques réserves à noter
Aucun jeu n’est parfait, et Saros ne fait pas exception. Un site va jusqu’à titrer « a bad roguelike, but a very good game », ce qui mérite explication. La critique pointe le fait que les runs restent relativement courts et que la structure roguelite pourrait décevoir les puristes du genre qui recherchent une progression plus chaotique et moins balisée. Pour certains, les raccourcis et le hub central enlèvent un peu de l’authenticité roguelite qui faisait la singularité de Returnal.
D’autres critiques mentionnent également que si Saros est clairement le jeu le plus accessible d’Housemarque, les joueurs qui espéraient une expérience encore plus ouverte pourraient être légèrement déçus par la linéarité de certains passages. Ce sont des nuances, pas des défauts rédhibitoires, mais ils valent la peine d’être signalés.
Alors, doit-on craquer ?
Si vous possédez une PS5 et que vous cherchez une expérience de jeu exigeante mais gratifiante, la réponse semble être un oui franc et massif. Saros est le genre de jeu qu’on attendait d’Housemarque : un titre qui apprend de ses erreurs passées, qui s’ouvre à un public plus large sans se renier, et qui pousse la PS5 dans ses retranchements techniques.
Si vous avez apprécié Returnal malgré sa difficulté, Saros vous donnera tout ce que vous aimiez avec beaucoup moins de frustration inutile. Si vous aviez abandonné Returnal à cause de cette même difficulté, Saros pourrait bien être votre deuxième chance. Et si vous n’avez jamais joué à un roguelite, c’est probablement l’un des meilleurs points d’entrée du moment.
Il faut aussi rappeler que Saros est une exclusivité PS5 et PS5 Pro, avec des améliorations graphiques notables sur la version Pro. Le jeu n’est pas disponible sur PC ni sur d’autres consoles, du moins pour l’instant. C’est donc un argument de poids supplémentaire pour les propriétaires de la console Sony.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur les mécaniques et l’univers du jeu avant de se lancer, un article détaillé sur tout ce qu’il faut savoir sur Saros est disponible sur ce site. Les bases du gameplay et le contexte narratif y sont présentés de manière complète.
En résumé
Saros est sorti le 30 avril 2026 en accès standard et le 28 avril pour les possesseurs de l’édition Deluxe. Avec un Metacritic de 88, un accueil critique quasi unanime et des améliorations substantielles par rapport à Returnal sur tous les fronts, le jeu s’impose d’emblée comme l’un des titres les plus marquants de 2026. Housemarque prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des studios les plus talentueux du secteur, et Sony peut se féliciter d’avoir un nouvel exclusive de ce calibre dans son catalogue.
Il ne reste plus qu’à espérer que les joueurs donnent à Saros la chance qu’il mérite, y compris ceux qui avaient été rebutés par Returnal. Le jeu semble avoir été conçu exactement pour eux.
Et vous, avez-vous prévu de vous lancer dans Saros dès sa sortie ? Avez-vous eu l’occasion d’y jouer en accès anticipé ? Partagez vos premières impressions dans les commentaires, et n’hésitez pas à partager cet article avec vos amis gamers sur les réseaux sociaux !

