Un retour attendu depuis plus d’une décennie
Après des années d’attente et de rumeurs, c’est officiel : skate. (oui, avec un point final sinon c’est l’ancien) arrive en accès anticipé le 16 septembre 2025. Electronic Arts et le studio Full Circle veulent marquer une rupture nette : pas question de livrer un simple remake, mais bien de réinventer la franchise en l’adaptant à l’ère du jeu-service.
L’ombre du faucon : Tony Hawk dans le rétroviseur
Difficile d’ignorer le contexte : Activision a récemment frappé fort avec la compilation Tony Hawk’s Pro Skater 3+4. Ce retour, qui capitalise sur la fibre nostalgique et l’efficacité arcade de la licence, a rappelé à tous pourquoi Tony Hawk reste une icône vidéoludique. Face à ce revival assumé, EA opte pour une stratégie radicalement différente : créer un monde persistant, pensé pour évoluer avec sa communauté.
San Vansterdam, terrain de jeu géant
La promesse de skate. s’incarne dans San Vansterdam, une ville ouverte et découpée en quartiers variés. Chaque trottoir, chaque toit devient un spot potentiel, et le système de contrôle “Flick-It” a été retravaillé pour offrir plus de fluidité que jamais. Les développeurs assurent qu’il s’agit de « la meilleure sensation de skate jamais proposée par la saga ». Mais l’expérience ne s’arrête pas à la technique : jusqu’à 150 joueurs pourront cohabiter, improviser des défis, construire des modules à la volée ou simplement flâner en mode spectateur.
Un modèle free-to-play qui rassure… à moitié
Le jeu sera gratuit, soutenu par une boutique cosmétique et un battle pass saisonnier. Pas de loot boxes ni de “pay-to-win”, promet EA (et on sait bien évidemment qu’ils ne sont pas du genre à mentir…). Pourtant, une décision fait grincer : le jeu sera exclusivement always online. Pas de mode hors ligne, pas de session tranquille déconnectée. Un choix qui garantit des événements dynamiques mais qui, à l’heure où certains jeux-service sont abandonnés du jour au lendemain, suscite déjà la méfiance.
Un skate sans scénario, vraiment ?
Autre différence marquée avec la concurrence : pas de campagne scénarisée. Là où Tony Hawk’s Pro Skater 3+4 garde une progression claire, skate. mise tout sur l’exploration libre et le partage. Une philosophie séduisante pour les créateurs de contenu et les joueurs en quête de sessions improvisées, mais qui risque de désarçonner ceux qui espéraient un héritier direct de Skate 2 ou 3.
Le futur contre le passé
Avec skate., EA ne joue pas la carte de la nostalgie, mais celle de la transformation. Cross-play, progression partagée sur toutes les plateformes et même une version mobile prévue : l’objectif est clair, bâtir une plateforme vivante sur le long terme. Mais entre l’efficacité rétro d’un Tony Hawk’s Pro Skater 3+4 et l’ambition communautaire d’un skate. tourné vers l’avenir, deux visions du skate vidéoludique s’affrontent.
Rendez-vous le 16 septembre pour savoir si la nouvelle planche d’EA saura tenir la rampe… ou se prendra un gadin dès sa sortie.

