Let it die: inferno — après la feuille de route, la confirmation : c’est un projet sans âme qui nous est servi

Le goût amer de la trahison

Soyons directs : le vrai crime d’Inferno, ce n’est pas d’exister, c’est de n’avoir rien de substantiel à raconter. On avait l’espoir d’une suite qui exploiterait les mécaniques géniales du roguelite asynchrone pour bâtir quelque chose de neuf, de plus grand, de plus tordu.

Au lieu de ça, on a l’impression tenace d’une simple refonte graphique (et encore), d’une version 2.0 qui n’est qu’une couche de peinture sur un squelette de 2016. La singularité de l’original s’est évaporée dans cette tentative de lissage, comme si on avait voulu transformer un ovni punk en un simple jeu service lambda. Pour la passion de la survie brutale et absurde, on repassera. C’est la plus grande déception, le sentiment que le potentiel a été gâché par une frilosité incompréhensible.

Une roadmap vide, standardisée, et sans audace

L’examen de cette roadmap jusqu’en 2026 est, pour un initié de la série, une douche froide. Elle ne détaille que le squelette de l’expérience, se contentant d’annoncer une structure qui sent le réchauffé à plein nez.

Le futur du jeu reposera sur un format saisonnier avec des cycles de trois mois et, classique du genre, une réinitialisation des progrès à chaque nouveau lancement de saison. C’est l’ABC du jeu service free-to-play actuel.

Le problème n’est pas la mécanique en elle-même, mais l’absence totale de détails qui feraient saliver la communauté. Où sont les nouvelles strates de la tour ? Les nouveaux Goret cauchemardesques ? Les mécaniques qui brisent le jeu ? Se contenter d’annoncer des « saisons » avec « réinitialisation » jusqu’à la fin de l’été 2026, sans mettre en avant une seule nouveauté majeure de gameplay ou de zone, trahit un manque d’audace.

Cela confirme que Let It Die: Inferno est un exercice de style minimaliste, préférant la sécurité d’une formule éprouvée plutôt que l’innovation que l’on attendait d’un héritier de Grasshopper Manufacture. Un simple entretien pour faire tourner la boutique, rien de plus.


Et vous, les vétérans, qu’en pensez-vous ? Inferno a-t-il réussi à vous accrocher ou cette roadmap confirme-t-elle votre sentiment de gâchis ? Débattons-en dans les commentaires !

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