Depuis son annonce, Control Resonant alimente les discussions et surtout les spéculations les plus folles sur les forums et réseaux sociaux. C’est dans la nature des fans de combler les vides avec leurs propres théories, et il faut dire que Remedy ne nous avait pas encore donné toutes les clés pour comprendre exactement ce que serait cette suite très attendue. Mais le studio finlandais a visiblement décidé qu’il était temps de remettre les pendules à l’heure, en faisant deux clarifications importantes qui vont forcer pas mal de monde à revoir ses attentes.
Jesse ne sera pas jouable, et c’est définitif
La première confirmation, et probablement celle qui va faire le plus de bruit, concerne Jesse Faden, protagoniste emblématique du premier Control. Depuis les premières images et informations partagées sur Control Resonant, de nombreuses personnes se demandaient si Jesse allait refaire surface en tant que personnage jouable, peut-être en parallèle du nouveau héros, Dylan Faden. Certains y croyaient dur comme fer. Certains en faisaient une condition sine qua non de leur enthousiasme pour le jeu.
Thomas Puha, responsable des communications chez Remedy, a tranché la question sans ambiguïté : Jesse ne sera absolument pas un personnage jouable dans Control Resonant. Il a précisé avoir voulu clarifier la situation d’emblée, face à la multiplication des spéculations en ligne. Le message est limpide : n’attendez pas de surprise de dernière minute, de mode caché, ou de retournement de situation scénaristique qui vous mettrait Jesse entre les mains.
Cela ne signifie pas qu’elle sera absente du récit, bien au contraire. Jesse restera centrale dans l’histoire, mais c’est son frère Dylan qui prend le volant cette fois. Un choix narratif qui fait sens quand on connaît la fin du premier jeu et la place que Dylan y occupait, entre menace et énigme. Mais pour ceux qui s’étaient attachés à incarner cette directrice au trench-coat avec ses pouvoirs télékinétiques, il va falloir faire le deuil.
C’est une décision qui se défend, même si elle dérange. Control était indissociable de sa protagoniste, de sa narration intérieure, de son rapport particulier au Bureau fédéral de contrôle. Passer le flambeau à un autre personnage, c’est un vrai pari narratif et commercial, et Remedy sait pertinemment qu’il prend un risque. Le fait d’aller clarifier le sujet maintenant, avant que les attentes ne se cristallisent encore davantage, montre une certaine intelligence de communication.
Pas de Souls-like : Remedy assume un parti pris radical sur le gameplay
L’autre point clarifié par Remedy concerne le genre du jeu lui-même. Depuis que les premières informations sur le gameplay de Control Resonant ont commencé à circuler, avec notamment sa mise en avant du corps-à-corps, un certain amalgame s’est formé dans l’imaginaire collectif. Combat rapproché, difficulté, univers sombre et mystérieux… Pour certains joueurs, ça ressemblait à la recette d’un Souls-like. Le studio tient à dissiper cette impression : Control Resonant n’est pas un Souls-like, et il n’a pas vocation à l’être.
Miika Huttunen, senior manager chez Remedy, a détaillé la philosophie de combat derrière le jeu. Le système encourage l’agressivité : plus Dylan s’implique dans le combat rapproché, plus il récupère des capacités. C’est un cercle vertueux conçu pour récompenser la prise d’initiative et la fluidité plutôt que la prudence et la patience caractéristiques des Souls. Pas de parade non plus, ce qui confirme encore que l’on s’éloigne résolument des mécaniques popularisées par FromSoftware.
L’inspiration revendiquée est davantage celle du beat’em all, un genre qui valorise le dynamisme, l’enchaînement des coups et le sentiment de puissance. Dylan pourra également s’appuyer sur des invocations comme des tourelles, permettant différents styles de jeu, du pur brawler au stratège qui délègue une partie du travail offensif à des alliés mécaniques. Il y a donc une vraie flexibilité dans l’approche, ce qui est plutôt rassurant pour ceux qui craignaient un jeu qui ne laisse pas de place à leur style habituel.
Ce choix de design est cohérent avec ce que Remedy a toujours fait, à sa façon. Le studio a toujours construit des jeux d’action qui ont leur propre identité, sans chercher à copier les succès du moment. Control premier du nom avait ses propres règles, ses propres rythmes. Il serait paradoxalement décevant que sa suite tente de singer la formule Souls qui a colonisé le paysage du jeu d’action ces dernières années.
Une seule fin, mais des choix de dialogues
Une troisième information mérite d’être mentionnée : Control Resonant ne disposera que d’une seule et unique fin. Un système de choix de dialogues sera bien présent, mais n’attendez pas de multiples dénouements en fonction de vos décisions. Pour un jeu qui se positionne clairement sur la narration et sur une expérience pensée et maîtrisée par ses auteurs, c’est une décision qui a du sens. Remedy n’a jamais été un studio qui multiplie les fins pour gonfler la durée de vie ou donner l’illusion du choix. Cette cohérence est appréciable.
Cela dit, l’absence de fins alternatives pourrait en décevoir certains dans une époque où les joueurs sont habitués à sentir que leurs décisions comptent et modifient substantiellement l’histoire. C’est un arbitrage éditorial assumé, et on attend de voir si la narration sera suffisamment forte pour que cette fin unique soit réellement satisfaisante.
Un jeu attendu pour 2026
Control Resonant est prévu courant 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series. Après le premier Control sorti en 2019, qui avait su se démarquer par son univers oppressant et son gameplay ancré dans un délicieux chaos télékinétique, l’enjeu est immense pour Remedy. Le studio a depuis livré Alan Wake 2, une oeuvre ambitieuse et risquée qui a confirmé que la maison finlandaise n’avait pas peur de faire des choix forts. Control Resonant s’inscrit dans cette même philosophie.
Si vous souhaitez vous remettre dans l’ambiance avant la sortie, l’article Chronotaku sur Castlevania : Belmont’s Curse rappelle que ce State of Play de février 2026 avait justement dévoilé les premières séquences de gameplay de Control Resonant, parmi d’autres annonces marquantes.
Les attentes sont réelles, les clarifications de Remedy sont bienvenues, et maintenant que le cadre est posé, la vraie question reste entière : est-ce que Dylan Faden sera un protagoniste aussi mémorable que sa soeur ? Rendez-vous en 2026 pour le verdict.
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