The Seven Deadly Sins: Origin est officiellement sorti le 16 mars 2026 sur PS5 et PC via Steam, avec un lancement global élargi prévu le 23 mars sur iOS et Android. Netmarble mise gros sur cette adaptation en monde ouvert du manga culte de Nakaba Suzuki. Mais à peine les serveurs ouverts, les retours de la communauté révèlent une réalité bien plus nuancée que les trailers ne le laissaient entendre.
Ce qu’est vraiment The Seven Deadly Sins: Origin
Pour ceux qui découvrent le projet, une mise en contexte s’impose. The Seven Deadly Sins: Origin est un RPG d’action en monde ouvert développé par Netmarble F&C, le même studio derrière The Seven Deadly Sins: Grand Cross, le gacha mobile qui avait su séduire des millions de joueurs à son lancement en 2020. Origin se veut l’évolution radicale de la formule : exit les cartes et les combats au tour par tour, place à un monde ouvert en temps réel propulsé par l’Unreal Engine 5, jouable sur PC, PS5 et mobile.
L’histoire suit Tristan, fils de Meliodas et Elizabeth, prince du royaume de Liones, plongé dans une crise multiverselle où le temps et l’espace se déchirent, bousculant le Britannia que les fans de l’anime connaissent par coeur. L’intrigue se situe dans l’espace canonique entre The Seven Deadly Sins et Four Knights of the Apocalypse, avec la bénédiction de Nakaba Suzuki lui-même, qui supervise le développement pour garantir la cohérence de l’univers. Sur le papier, c’est exactement le genre de gage de qualité qui rassure.
La map ouverte de Britannia s’étend sur 30 km², sans écrans de chargement entre les zones. On peut y pêcher, cuisiner, explorer des donjons cachés, chasser des boss en coopération jusqu’à cinq joueurs, ou se frotter au PvP. Le tout est gratuit, avec des achats intégrés.
Un lancement sous haute tension
Le jeu a déjà connu deux reports avant d’arriver en early access. Initialement prévu fin 2025, puis repoussé au 28 janvier 2026, il a finalement atterri le 16 mars. Netmarble a justifié ces délais par des ajustements basés sur les retours des bêtas fermées, notamment sur les contrôles, le rythme des combats et l’interface. Un signe de bonne volonté, ou simplement le symptôme d’un titre qui n’était pas tout à fait prêt ?
La réponse, au vu des premiers jours, semble être un peu des deux.
Ce qui fonctionne
Soyons honnêtes : il y a des choses réellement solides dans Origin. L’ambiance visuelle tire clairement parti de l’Unreal Engine 5 et du style graphique de l’anime. Les couleurs sont vives, les environnements de Britannia sont fidèles à ce que les fans imaginent, et la direction artistique globale ne trahit pas l’oeuvre originale. Pour un joueur qui a grandi avec la série, déambuler dans ce monde en temps réel a quelque chose d’indéniablement satisfaisant.
Le système de combat repose sur des équipes de héros à switcher à la volée, avec des compétences propres à chaque personnage et des combos dévastateurs à orchestrer. C’est dynamique, plutôt lisible en début de partie, et le jeu est généreux en termes de mise en main grâce à des tutoriels bien conçus. Les activités annexes, pêche et cuisine en tête, ajoutent une dimension cozy bienvenue entre deux bastons.
La coopération est un point fort notoire : presque tout le contenu, y compris une bonne partie de l’histoire principale, peut se faire avec d’autres joueurs. C’est rare dans le genre et ça mérite d’être souligné.
Ce qui fait grincer les dents
Là où ça se complique, c’est sur plusieurs fronts qui, pris ensemble, brossent le portrait d’un jeu encore en chantier.
Des bugs au lancement
Les premiers retours Steam font état de problèmes techniques variés : des blocages en changeant les touches, des soft-locks lors du tutoriel, des soucis d’optimisation sur certaines configs. Netmarble a d’ailleurs publié une liste de bugs connus dès le jour du lancement, ce qui témoigne d’une communication transparente mais confirme que le produit n’est pas exempt de défauts à sa sortie en early access.
Un gameplay trop proche de Genshin Impact
C’est le reproche qui revient le plus souvent dans les commentaires de la communauté internationale. The Seven Deadly Sins: Origin ressemble énormément à Genshin Impact, pour ne pas dire qu’il en calque la structure en presque totalité : monde ouvert à explorer avec des personnages switchables, combats en temps réel basés sur des éléments, système de gacha pour recruter de nouveaux héros, activités de vie quotidienne, coopération et donjon. La comparaison est inévitable, et pas toujours flatteuse pour Origin qui arrive en terrain déjà bien balisé, face à un Genshin qui lui aussi continue d’évoluer, et à des concurrents comme Arknights: Endfield qui ont réussi à proposer quelque chose de réellement différent.
Ce n’est pas nécessairement rédhibitoire pour les fans de la licence, qui trouveront dans l’univers de Seven Deadly Sins une raison suffisante de plonger. Mais pour ceux qui espéraient une identité forte, l’impression de déjà-vu peut être frustrante.
Le système gacha et la monétisation
Netmarble, c’est un nom qui inspire une certaine méfiance dans la communauté gacha, et pas sans raison. Grand Cross avait commencé fort avant de dériver vers un modèle de plus en plus agressif qui avait poussé une partie de sa base à partir. Avec Origin, les signaux d’alarme sont déjà là : 11 copies d’un même personnage pour le monter au maximum, un mécanisme de duplication particulièrement brutal même pour les standards du genre. Le gacha sur les armes a été retiré, ce qui est une bonne nouvelle, mais les habitués savent que ce genre de concession peut être compensé ailleurs.
La communauté reste en alerte, et c’est légitime. Le jeu est gratuit, ce qui le rend accessible, mais sa longévité dépendra entièrement des choix de monétisation des mois à venir.
Une controverse inattendue
Un autre point de friction a émergé dans les discussions Steam autour d’une décision de censure de dernière minute sur le design d’un personnage. Sans entrer dans les détails, une partie de la communauté reproche à Netmarble d’avoir modifié l’apparence d’un personnage juste avant la sortie. Ce genre de polémique, aussi épineuse soit-elle, témoigne d’une communication parfois hasardeuse avec le public.
Notre avis
The Seven Deadly Sins: Origin n’est pas un mauvais jeu. C’est un titre ambitieux, visuellement réussi, qui offre une expérience solide aux fans de la franchise qui ont toujours voulu explorer Britannia en vrai. La coopération généreuse, la liberté d’exploration et le soin apporté au lore font partie des points qui sortent clairement du lot.
Mais Origin arrive avec les défauts classiques d’un gacha de lancement, et avec le spectre encombrant de ses aînés qui planent sur chacune de ses mécaniques. Netmarble devra prouver, dans les semaines et mois à venir, qu’il est capable de ne pas répéter les erreurs de Grand Cross. La confiance ne se décrète pas, elle se construit patch après patch.
Pour les curieux : le jeu est gratuit, donc il n’y a aucune raison de ne pas tenter l’aventure. Pour ceux qui envisagent d’y investir de l’argent : patience, observation, et historique de l’éditeur à garder en tête.
Le grand lancement multiplateforme, incluant iOS et Android, est prévu le 23 mars 2026.
Et vous, avez-vous déjà mis les mains sur The Seven Deadly Sins: Origin ? Vos premiers retours rejoignent-ils les avis mitigés de la communauté ou au contraire le jeu vous a-t-il bluffé ? Partagez votre expérience en commentaire, et si cet article vous a été utile, pensez à le partager autour de vous !

