No Man’s Sky souffle ses 10 bougies… et cache un mot qui change tout pour la suite

Il y a des anniversaires qu’on célèbre du bout des lèvres et d’autres qu’on a vraiment envie de fêter. Celui de No Man’s Sky, qui vient de souffler ses dix bougies ce dimanche, appartient clairement à la seconde catégorie. Pour l’occasion, Hello Games a publié une vidéo bilan et une longue lettre de son fondateur Sean Murray. Et au détour d’un paragraphe, un mot est apparu : Cosmos. De quoi relancer les spéculations sur l’avenir du jeu d’exploration spatiale le plus discuté de la décennie.

Un lancement catastrophique devenu cas d’école

Difficile aujourd’hui de mesurer à quel point la sortie de No Man’s Sky en 2016 avait viré au fiasco. Promesses non tenues, communication hors sol, attentes disproportionnées gonflées par un marketing beaucoup trop ambitieux : le jeu avait tout du candidat parfait pour sombrer dans l’oubli, rangé aux côtés des autres lancements ratés de l’histoire du jeu vidéo.

Sauf que Hello Games n’a jamais lâché l’affaire. Le studio britannique, porté par son fondateur Sean Murray, a enchaîné les mises à jour gratuites pendant une décennie entière, sans jamais glisser vers le moindre modèle de microtransactions. Un choix qui tranche radicalement avec les pratiques habituelles du secteur, et qui explique en grande partie pourquoi No Man’s Sky est aujourd’hui cité en exemple aux côtés de Cyberpunk 2077 ou, plus récemment, Crimson Desert, comme symbole de rédemption vidéoludique.

Dix ans, presque 300 mises à jour

Le chiffre donne le vertige : depuis la sortie du jeu, ce sont près de 300 mises à jour qui ont été déployées, de la toute première version 1.10 baptisée « Foundation » jusqu’à la récente 6.40 « Swarm », en passant par des étapes marquantes comme « Worlds » en version 5.00, déployée en deux temps.

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Chaque mise à jour a apporté son lot de nouveautés, qu’il s’agisse de nouveaux biomes, de systèmes solaires inédits, ou de mécaniques carrément expérimentales. On se souvient par exemple de la mise à jour ayant permis de manipuler la gravité en temps réel grâce au Gravitino Coil, une idée qui n’aurait pas dépareillé dans un Half-Life 2. Le jeu a également flirté avec la collecte de créatures façon Pokémon ou proposé des expéditions saisonnières régulières pour maintenir sa communauté en haleine.

Ce travail de fond a fini par être récompensé, avec plusieurs prix du meilleur suivi remis aux Game Awards et aux BAFTA. Le jeu tourne aujourd’hui sur l’ensemble des supports du marché, réalité virtuelle comprise, ce qui est loin d’être une évidence pour un titre de cet âge.

La lettre de Sean Murray, entre bilan et nouvelle promesse

Dans son message publié pour l’anniversaire, Sean Murray revient sur ce chemin parcouru avec une certaine émotion. Il y remercie les millions de joueurs ayant accompagné le titre depuis le premier jour ou rejoint l’aventure plus tard, et souligne la longévité exceptionnelle du support apporté au jeu.

Mais la partie la plus intéressante du texte se trouve vers la fin. Murray y explique que son équipe considère que le potentiel de No Man’s Sky mérite encore d’être exploré en profondeur. Il confirme au passage que Hello Games travaille activement sur son prochain jeu, Light No Fire, tout en préparant de nouveaux projets pour No Man’s Sky, avec un teaser d’une future mise à jour baptisée « Cosmos ».

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Autant dire qu’après dix ans de mises à jour, l’idée d’un dixième anniversaire marquant la fin d’un cycle ne semble absolument pas d’actualité. Le studio donne au contraire l’impression de vouloir enfoncer le clou.

Notre avis

Il faut le reconnaître : peu de studios auraient tenu la distance après un tel départ. Ce qui rend l’histoire de No Man’s Sky fascinante, ce n’est pas tant le contenu ajouté au fil des années, aussi généreux soit-il, mais la constance d’un studio qui a choisi de réparer sa relation avec sa communauté plutôt que de l’exploiter davantage via des microtransactions, comme tant d’autres l’auraient fait sans hésiter.

Reste maintenant une vraie question : comment Hello Games va-t-il gérer ses deux gros chantiers en parallèle ? Entre le développement de Light No Fire, dont on connaît finalement assez peu de choses malgré les rumeurs de connexions entre les deux univers, et cette nouvelle mise à jour « Cosmos » qui reste pour l’instant totalement mystérieuse, l’équipe semble s’être fixé un programme chargé pour les mois à venir. On espère simplement que la qualité du suivi ne va pas en pâtir, tant elle est devenue la marque de fabrique du studio.

Et vous, dix ans après son lancement chaotique, quel est votre souvenir le plus marquant de No Man’s Sky ? Dites-le nous en commentaire, et n’hésitez pas à partager cet article si vous aussi vous saluez le travail de Hello Games.

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